Quatrième album, second chef-d’œuvre, et sans doute le disque le plus aimé de Mastodon. Crack the Skye (2009) clôt le cycle des éléments par l’éther, et déploie un concept vertigineux : voyages astraux, trous noirs, Russie tsariste et Raspoutine, le tout traversé en creux par le deuil de la sœur de Brann Dailor, disparue adolescente. Jamais le groupe n’aura été aussi personnel sous ses oripeaux fantastiques.
Musicalement, c’est leur disque le plus ouvertement progressif : les guitares se font planantes, les mélodies s’épanouissent, le chant clair prend le pas sur le hurlement. « Oblivion », « Divinations », et surtout les deux immenses pièces finales « The Czar » et « The Last Baron » (plus de dix minutes chacune) atteignent une ampleur et une émotion rares dans le metal.
Produit par Brendan O’Brien, l’album a la clarté et la profondeur des grands disques de rock progressif des années 70, sans rien renier de la puissance du groupe. C’est un sommet unanimement salué, souvent cité comme leur meilleur.
Verdict : 9. Un disque bouleversant, où la virtuosité se met au service de l’émotion. L’un des grands albums de metal du siècle. Indispensable.








