Chat Pile frappe fort en ce début septembre avec la sortie de « Who Loves The Sun ». Le trio noise-sludge originaire d’Oklahoma City poursuit son élan dévastateur après les accueils critiques triomphants de « God’s Country » et « Cool World ». Le nouvel album confirme la trajectoire du groupe : une proposition sonore sans concession, aussi mal à l’aise qu’efficace.
L’essence brute d’un groupe en expansion
Chat Pile n’a jamais changé sa formule gagnante : une basse qui racle le béton, des guitares étouffées dans le grain et la voix de Raygun Busch, cri primal d’un homme au bord du gouffre. C’est précisément cette honnêteté viscérale qui a séduit auditeurs et critiques, transformant le groupe en figure de proue d’une scène noise-sludge enfin visible en dehors des circuits underground. « Who Loves The Sun » prolonge cette quête de malaise sonore, sans chercher à lisser les angles ou à séduire par compromis.
Avec deux albums de notoriété croissante derrière eux, Chat Pile arrive à un point charnière : celui où le feedback et les hurls cessent d’être marginaux pour devenir inévitables. Le groupe incarne cette rare capacité à transformer l’abrasion en véritable art, là où d’autres ne feraient que du bruit. « Who Loves The Sun » devrait confirmer que Chat Pile a trouvé sa place dans le paysage metal/noise contemporain.
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