Premier album de Dope, Felons and Revolutionaries pose en 1999 les bases d’un metal industriel crasseux et provocateur, mené par le hargneux Edsel Dope. Entre reprise détonante de You Spin Me Round et morceaux originaux comme Debonaire ou Pig Society, le disque cultive une agressivité graisseuse, nourrie de samples, de riffs simples et d’une rage adolescente parfaitement assumée.

Certes, l’écriture reste rudimentaire et le groupe doit beaucoup à ses aînés, de Marilyn Manson à Nine Inch Nails. Mais l’énergie brute, l’humour noir et le refus de toute sophistication donnent au disque une identité crade et jouissive. Un manifeste de banlieue américaine, imparfait mais furieusement efficace en concert comme sur platine.