Avec Self-Destructive Pattern en 2003, Spineshank signe son album le plus abouti, celui qui leur vaut une nomination aux Grammy pour le titre Smothered. Le groupe californien affine son metal industriel, marié à des programmations électroniques précises, des riffs tranchants et le chant écorché de Jonny Santos, capable de passer du cri au refrain mélodique en une mesure.

Plus sombre et plus personnel que ses prédécesseurs, le disque explore l’addiction, la dépression et l’autodestruction avec une froideur presque clinique. Si la formule reste balisée par Fear Factory et consorts, la production glaciale et l’efficacité mélodique élèvent l’ensemble. Un jalon solide du metal industriel du début des années 2000, souvent sous estimé.