Sixième album pour les Chicagoans, et un dossier critique qui dit tout du problème d’être trop régulier. Sputnikmusic (4.5/5) salue des « expansions doomgaze » greffées sur le doom psychédélique maison, avec « une compréhension des dynamiques qui fait un songwriting exemplaire » en quarante minutes. Blabbermouth (8.5/10) va plus loin : « l’art de Rezn est si singulier et si bien exécuté qu’il force le respect », sur un sixième album qualifié de transcendant.

Puis arrive Kerrang! (3/5), et sa critique la plus étrange de l’été : « c’est un album fantastique, magnifiquement construit et produit — il n’y a guère de groupe qui sonne mieux dans le paysage psych-doom ». Trois sur cinq quand même : à force de « régularité stupéfiante », le groupe s’est « fabriqué un bâton pour se faire battre », et le disque paraît « comparativement plat ».

Le consensus est donc limpide et cruel à la fois : personne ne conteste la beauté du son, l’écriture ni l’exécution — on débat seulement du droit de Rezn à se ressembler. Moyenne des trois notes : 8/10. Pour tous ceux qui n’exigent pas une révolution par disque, le rêve infini continue.