Le hardcore métallique de Manchester passe chez Roadrunner et la presse salue au garde-à-vous : 80.2/100 sur Album of the Year, agrégé sur quatre critiques d’une unanimité troublante — Metal Hammer, Kerrang!, Classic Rock et Distorted Sound, tous à 80. Le public suit à 76.4. Kerrang! (4/5) parle d’« un bond énorme » et conclut que le groupe « fortifie sa position parmi les exports les plus excitants du pays » ; Distorted Sound décrit un disque qui galope « avec la furie de cellules sanguines démoniaques terrorisant un biceps sous stéroïdes ». On ne l’invente pas.
Ce qui met tout le monde d’accord : la puissance maîtrisée. James Hickie résume : « conserver ce son énorme et contondant tout en laissant assez d’espace pour que tout respire, ce n’est pas un mince exploit ». Les guitares de Jak Maden et Sam Baker — gros chugs, solos fumants, harmoniques hurlantes — et le chant « cinétique » de Jay Valentine sont cités partout, quelque part entre Malevolence, Bleed From Within et Drain.
Ce qui divise : la variété, ou son absence. Sputnikmusic (3.5/5), seule voix en retrait, pointe onze titres trop semblables, un chant monocorde et peu de vrais refrains — un « groupe passerelle » taillé pour le pit plus que pour le casque. Même le duo avec Sonny de P.O.D. sur « Resurrected » n’y change rien. Verdict : pas de réinvention, une perfection d’exécution. 8/10, et gare à la nuque.