Pour Ohms (2020), les Deftones rappellent Terry Date, l’homme derrière leurs premiers disques, et retrouvent du même coup une urgence qu’on croyait un peu perdue. C’est un disque de reconquête, plus lourd et plus frontal que Gore, où le groupe resserre les boulons sans rien sacrifier de sa dimension atmosphérique.
« Genesis » ouvre sur une alternance calme/tempête magistrale ; « Ohms » et « Radiant City » cognent avec une précision retrouvée ; « Ceremony » et « The Spell of Mathematics » rappellent que personne ne fait sonner la mélancolie aussi lourde. Stephen Carpenter, réconcilié avec la direction du groupe, livre certains de ses riffs les plus mémorables de la décennie.
Paru en pleine pandémie, l’album a fait l’effet d’une évidence : les Deftones, trente ans après leurs débuts, restaient au sommet, incapables de se répéter comme de décevoir. Une cohérence, une tenue, une classe rares pour un groupe de cette longévité.
Verdict : 8.5. Un retour magistral qui clôt en beauté (provisoirement) l’une des plus belles trajectoires du metal moderne. Superbe.








