Imminence frappe fort avec Axis Mundi, son nouvel album paru le 2 octobre sur le label Sumerian Records. Les Suédois confirment et approfondissent la direction prise avec The Black l’année précédente : un metalcore symphonique monté en épingle, où les orchestrations rivalisent avec le djent anguleux et les chœurs massifs. Onze compositions, quarante-six minutes de matière, produites par le chanteur Eddie Berg aux côtés du guitariste Harald Barrett et du producteur Henrik Udd.

Un album ciné qui rassemble critiques et auditeurs

Ce qui étonne, c’est la rareté du consensus : presse et public s’alignent sur la même longueur d’onde, un phénomène devenu exceptionnel. Sur Album of the Year, la moyenne presse atteint 75 sur 100. Kerrang! donne le la avec 80 points, saluant un « blockbuster brutal et magnifique » quel que soit le mètre utilisé pour mesurer le succès. Distorted Sound tempère légèrement avec 70, notant que l’album excelle pendant quatre-vingts pour cent de sa durée, mais souffre de quelques passages qui fragmentent la narration globale.

Le public répond présent : 74 sur 100 en moyenne sur 365 votes, un volume de participation massif qui place Axis Mundi parmi les grosses productions metalcore de l’automne. Les douze morceaux, de « Twisting In The Wind » jusqu’au final « Exodus », naviguent entre violon en première ligne et construction cinémascope, confirmant la volonté d’Imminence de conquérir les grandes salles plutôt que de se contenter de niches.

L’album divise surtout sur un point : son ambition, justement. Pour les uns, elle justifie chaque ornement symphonique et chaque effondrement musical. Pour les autres, la richesse devient parfois trop épaisse, noie légèrement le propos mélodique. Reste qu’Axis Mundi marque un cap pour le groupe suédois, qui ne se replie pas sur ses acquis mais les épaissit, les dramatise et les projette vers quelque chose de plus cinématique.